Implants mammaires texturés et risque de cancer lymphatique

A ce jour, 615 femmes ont été atteintes dans le monde, dont 56 en France, selon Corinne Haioun, professeure à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil et responsable du registre des cas de lymphome en France, relayée par Le Monde. « Toutes, ou presque, ont pour point commun d’avoir porté des implants mammaires dits “texturés”, dont la surface granuleuse a été conçue pour mieux adhérer aux tissus.

Un “effet Velcro” qui entraîne des réactions inflammatoires. »

L’ANSM rappelle que les praticiens sont tenus d’informer les patientes au préalable de la pose d’implants mammaires des risques liés à l’acte chirurgical mais aussi sur l’implant lui-même, notamment les risques liés au LAGC.



En entrevue au Figaro, le Dr Mimoun explique pourquoi il estime que « les implants mammaires texturés n’ont aucun sens ».

Pour ce qui est de l’enquête du consortium de journalistes sur les implants mammaires, elle rapporte aussi que les cas de ruptures et de complications sont nombreux.

Selon la FDA américaine, est-il rapporté, une femme sur cinq doit se faire retirer leur implant dans les 8 à 10 ans après l’avoir reçu.

L’enquête rapporte aussi que de plus en plus de publications scientifiques établissent un lien entre les implants mammaires et les maladies auto-immunes.

Une forme rare de cancer du système lymphatique associé aux implants mammaires (FDA américaine) :

Au 1er février 2017, l’agence avait reçu 359 rapports de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) dont neuf décès.

La plus grande partie des cas a été constatée avec des implants à surface rugueuse (203 comparativement à 28 pour les implants à surface lisse), rapporte la FDA.