Dites Stop au viol conjugal…

Dites Stop au viol conjugal

Dites Stop au viol conjugal

Un numéro existe : 0 800 05 95 95 (appel gratuit et anonyme) et un site Internet : http://www.cfcv.asso.fr/.

Les femmes continuent de subir diverses formes d’agressions. Parmi elles, le viol conjugal.

le viol conjugal, une réalité souvent ignorée qui concerne pourtant près d’un tiers des femmes violées chaque année en France. Et surtout, un crime puni par la loi.

A l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, l’Ifop a réalisé pour Femme Actuelle un sondage sur la notoriété de la pénalisation du viol conjugal.

Les résultats révèlent que 86% des Français savent que le viol conjugal est puni par la loi

En analysant plus finement les résultats, on note toutefois que la méconnaissance de la pénalisation du viol conjugal est très minoritaire (14% en moyenne) mais qu’elle est particulièrement élevée dans certaines catégories de la population comme :



– les jeunes (19% des moins de 35 ans) et plus particulièrement les jeunes femmes (24% chez les femmes de moins de 25 ans)
– les minorités religieuses (35% chez les musulmans, les juifs et les bouddhistes)
– les célibataires (22%) et plus particulièrement les femmes célibataires (24%)
– les Français résidant en milieu rural (16%, contre 11% chez les habitants de l’agglomération parisienne)
– les personnes vivant dans les foyers aux revenus les plus modestes (16% dans les foyers aux revenus mensuels nets inferieurs à 2 000 €)

De toutes les violences conjugales, les violences sexuelles sont les plus taboues, les plus tolérées par la société et les moins judiciarisées, déplore le Dr Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne.

Sur le plan sexuel, notre société tolère une relation inégalitaire entre les hommes et les femmes. On a toujours dit à ces dernières qu’elles devaient assouvir le désir de leur compagnon.

Or, le mariage ne donne aucun droit à disposer du corps de son partenaire ». « J’ai été violée par mon conjoint »…

Difficile à s’avouer, difficile d’en parler, que cela soit par honte, par culpabilité, par peur, par emprise affective ou financière.



Quant à porter plainte ? « Les victimes vont parfois hésiter à envoyer leur conjoint devant une Cour d’assises », commente Marie-France Casalis du CFCV.

Un passage pourtant obligé pour Emmanuelle Piet : « tant que l’agresseur ne sera pas reconnu comme un délinquant, il ne voudra pas se soigner. » Problème :

nombreuses sont les plaintes pour viol à se voir déqualifiées en simple agression sexuelle.

Et quand elles aboutissent, « à ne pas être punies comme elles le devraient » pour Gilles Lazimi, avec, dans la plupart des cas, des peines de seulement quelques mois de prison avec sursis.

Pour encourager les femmes à parler – seules 10% des tentatives de viols et des viols sont signalés à la police et à la gendarmerie -,

lever la loi du silence et ouvrir le débat sur le viol conjugal, un spot de 30 secondes est diffusé à partir d’aujourd’hui à la télévision et sur les réseaux sociaux. Son slogan ? « Ne laissez plus votre conjoint s’exprimer à votre place.